Le burnout et l’impact des antidépresseurs  

Le syndrome d’épuisement professionnel, est souvent défini comme étant un processus relatif à l’environnement de travail. L’ensemble des salariés, de l’entreprise sont exposés aux risques du burnout, qui peut être issu d’un sur engagement et de l’augmentation du stress sur l’environnement professionnel. La prise en charge de cette maladie, consiste en une thérapie psychanalytique, appuyée par une thérapie médicamenteuse à base d’antidépresseurs.

Le burnout, les causes et les symptômes

Généralement, ce syndrome touche les personnes qui ont une forte implication à l’égard de leur travail. Exposées à un stress répété, et un manque de gratification, ces personnes s’impliquent à fond, dans leur travail, avant de craquer. Il est reconnu, que le stress professionnel, impacte la santé et le système cardiovasculaire chez les salariés. Au bout d’un certain moment, les personnes exposées à ce risque, ne peuvent plus gérer la pression et les tensions de l’environnement professionnel. « Le burn-out comporte des éléments dépressifs, associés à trois dimensions : un épuisement émotionnel qui entraîne un sentiment de vide intérieur, où on ne ressent plus rien de plaisant, La motivation professionnelle antérieure disparaît. Ensuite, une sorte de dépersonnalisation s’opère. Les personnes n’ont plus les mêmes affects qu’avant envers leurs collègues : elles se mettent dans une bulle, comme à distance de leur environnement, alors qu’elles y sont plongées. », confirme Charles-Siegfried Peretti, le chef du service psychiatrique, à Saint-Antoine, Paris.

Souvent les signes du burnout, sont ignorés par les personnes qui en souffrent, ils pensent que c’est un état passager. Mais il est question de s’inquiéter si les personnes concernées commencent à exprimer une tristesse, une fatigue excessive, des troubles de sommeil, des troubles digestifs, une mauvaise hygiène de vie et d’autres troubles (cognitifs et comportementaux). A cet instant, l’intervention médicale, est nécessaire. Les médecins, commencent leur plan de traitement, en recommandant à leurs patients de prendre une certaine distance par rapport à leur activité professionnelle. Ensuite, il recommande des séances de psychanalyse et un traitement basé sur les antidépresseurs.

L’efficacité des antidépresseurs

Le syndrome de l’épuisement professionnel, continue à justifier la prescription des antidépresseurs pour des milliers d’employés. Le psychiatre Florian Ferri, s’est exprimé sur le recours aux antidépresseurs et aux anxiolytiques, pour traiter les symptômes de burnout, pour dire que Le burn-out « est une pathologie plutôt anxieuse. Classiquement on a un gros stress, un épuisement professionnel. Ce stress entraîne des conséquences physiologiques et sur le sommeil, et on est moins bien. Il faut donc d’abord se reposer et parfois les traitements anxiolytiques peuvent suffire, si cela s’accompagne d’une réflexion sur l’organisation de son fonctionnement au travail et de son mode de vie. Il pense également, que le burnout est un syndrome qui peut être traitée en imposant le repos aux personnes concernées et en appliquant un traitement à base d’anxiolytiques. Mais le développement de ce syndrome en dépression, nécessite l’administration des antidépresseurs qui doivent être pris sous la supervision du médecin traitant, comme l’indique Marie-Laure Pochon, une spécialiste dans le domaine pharmaceutique. Marie-Laure Pochon, a occupé le poste de vice-présidente du groupe Lundbeck, elle a cherché à pousser la stratégie du groupe danois vers l’amélioration de l’offre.